
La 15e édition du Salon international des énergies renouvelables, des énergies du futur et du développement durable (ERA) se tiendra du 2 au 4 février. Le Centre des conventions d’Oran s’apprête ainsi à devenir, durant ces trois jours, le carrefour névralgique où se dessinera l’avenir énergétique du pays.
Alors que les enjeux climatiques et la sécurité énergétique redéfinissent les équilibres mondiaux, l’Algérie confirme sa volonté de jouer un rôle de premier plan dans la révolution verte. C’est dans ce contexte stratégique que se tiendra, du 2 au 4 février, la 15e édition du Salon international des énergies renouvelables, des énergies du futur et du développement durable (ERA). Le Centre des conventions d’Oran s’apprête ainsi à devenir, durant trois jours, le carrefour névralgique où se dessinera l’avenir énergétique du pays. Placée sous le thème central du «mix énergétique», cette édition anniversaire ne se contente pas de célébrer une longévité exceptionnelle.
Elle se targue aussi de marquer un tournant opérationnel. Pour l’Algérie en effet, le mix énergétique n’est plus une simple option théorique, mais un levier de souveraineté et de croissance. Les organisateurs, l’agence «Myriad», ont ainsi structuré l’événement autour des piliers de la nouvelle économie mondiale : l’essor des énergies renouvelables, le potentiel de l’hydrogène vert et les défis impératifs de la décarbonation. Le Salon ERA 15 intervient au moment où le tissu industriel algérien est appelé à réduire son empreinte carbone pour rester compétitif sur les marchés internationaux, notamment face aux nouvelles réglementations environnementales aux frontières de l’Europe. L’un des points forts de cette édition réside dans la diversité et la qualité des participants. Près d’une centaine d’exposants sont attendus, créant une synergie inédite entre le secteur public, le secteur privé et le monde académique. Les poids lourds du paysage énergétique et industriel national seront au rendez-vous.
Cap sur le développement durable
Le géant Sonatrach, moteur de la stratégie nationale, côtoiera des champions de l’industrie comme le groupe cimentier GICA, ou encore des acteurs majeurs du secteur privé, à l’instar de Condor, GISB et Zergoun Green Energy, ce dernier étant un pionnier dans la fabrication de panneaux solaires. La gestion des ressources, indissociable du développement durable, sera également représentée par des organismes de référence comme la Seaal et le groupe Gerhyd, soulignant que la transition énergétique est un écosystème global incluant l’eau, l’industrie et l’habitat.
Conscient que l’innovation naît dans les laboratoires avant de s’épanouir sur le marché, le Salon ERA accorde une place prépondérante à la recherche scientifique. Des centres de recherche et de développement, des universités et des écoles polytechniques seront présents pour exposer leurs dernières découvertes. Cette proximité entre les banques (présentes pour le financement), les institutions publiques et les chercheurs favorise le développement de partenariats concrets et le transfert de technologie. En marge de l’exposition commerciale, un riche programme scientifique est prévu.
Pas moins de 19 communications et panels seront animés par des spécialistes de haut niveau, des opérateurs économiques et des décideurs institutionnels. Ces échanges porteront sur les solutions techniques pour l’intégration des énergies propres dans le réseau national, les incitations fiscales pour la décarbonation et les perspectives de production d’hydrogène vert à grande échelle.
Au-delà de l’exposition, le Salon ERA se veut une plateforme d’accompagnement pour les entreprises. Dans une démarche pédagogique, l’événement vise à sensibiliser les gestionnaires industriels à la nécessité d’adopter des modèles de production plus propres. L’objectif est double : répondre aux exigences de la lutte contre le réchauffement climatique et optimiser les coûts de production grâce à l’efficacité énergétique. En 15 ans, le Salon ERA est devenu bien plus qu’une foire commerciale.
C’est un baromètre de la maturité technologique de l’Algérie. Entre la volonté politique d’accélérer la transition et l’émergence de start-up innovantes dans le secteur vert, cette édition oranaise s’annonce comme un moment charnière.
Du 2 au 4 février, Oran ne sera donc pas seulement la «perle de la Méditerranée», mais également la vitrine par excellence d’une Algérie qui se projette vers l’après-pétrole. En réunissant tous les maillons de la chaîne, du chercheur à l’industriel, de l’étudiant au financier, le Salon ERA 15 confirme, par voie de conséquence, que la transition énergétique est désormais une réalité en marche. Pour les visiteurs professionnels et les décideurs, ce rendez-vous est l’occasion unique de comprendre que le mix énergétique est la clé d’un développement durable, performant et inclusif. Il ne reste plus aux participants ainsi qu’aux visiteurs de se rendre, du 2 au 5 février prochain au Centre des conventions d’Oran pour découvrir ce qu’on appeler «le futur de l’énergie» .
Par : Kaddour S.
La Source : EL Watan